Recevoir une alerte e-mail

Je souhaite être alerté

Nicolas Luttiau

France

Bio

Nicolas a grandi dans les Deux-Sèvres et dès la fin du lycée ce photographe en herbe a commencé à piger régulièrement pour la presse locale sur les évènements sportifs du coin. Basket souvent, son sport, celui qu’il pratique mais aussi rugby et foot. Il se faisait comme ça un peu d’argent de poche le week end en mixant ses deux centre d’intérêts principaux. Je dis un peu et ce n’est pas une façon de parler. Avec l’équivalent de dix euros pour chaque photo publiée il fallait en arpenter des terrains et des salles sans aucune garantie que le papier soir illustré et ou que l’une de ses photos mérite publication. Mais ça n’était pas grave, il était dans son élément sans à ce moment-là ne l’envisager autrement que comme un travail s’appoint.

Installé un peu plus tard à Bordeaux, il se lie d’amitiés avec Vincent Amalvy et Olivier Morin, qui sont tous deux devenus photographes pour l’AFP. Le trio est inséparable. Et Vincent qui sait déjà ce qu’il veut faire l’entraine dans son sillage. Il travaille pour le conseil régional et fait les photos de chaque déplacement des dirigeants. Quand il monte à Paris pour intégrer l’AFP, il refile le job à Nicolas en lui montrant les rudiments de ce qu’il convient de faire en une soirée. Ce sera son travail alimentaire pendant quelques années, tout en continuant de se rêver photographe de sport.

Nous sommes en 1987 et Nicolas commence à piger pour Le Sport, un quotidien qui voulait aller titiller l’Equipe sur son terrain. Il est basé à Bordeaux, et couvre pour le journal l’actualité de la région. Les Girondins de Bordeaux, une équipe importante à l’époque, mais aussi le rugby tout autour et le basket pour lequel il va jusqu’à Limoges. A la mort du quotidien, bref passage à l’agence Sygma avant d’être recruté par l’Equipe d’abord en pigiste régulier puis titulaire en 1994. La chance de sa vie. 

Etre « Staff » L’Equipe. Un poste dont tous les photographes de sport rêvent. 

Il va y faire toute sa carrière, il y est resté 35 ans. 

Il est parti à la retraite en décembre 2024. 

Pour le journal et ses magazines, il a parcouru la planète dans tous les sens. Principalement pour le tennis et les sports collectifs. 30 « Roland » au compteur et une grosse quinzaine de chacun des autres tournois du Grand chelem. Des Coupe du monde de foot  des Euros et  des ligues des champions à la pelle. Beaucoup de basket et de hand et pas mal de natation aussi. Vous soupoudrez de quelques Grand Prix de F1 et de toute l’actualité « domestique » et au bout du compte vous avez une grande carrière.

Ses dernières photographies